Mercredi 16 septembre 2009
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Avant toute chose je vais clarifier quelque chose.
Pourquoi me suis-je convertie à l'Islam?
Ce n'était ni par esprit de contradiction, par provocation ni encore par solidarité pour les opprimés du monde arabo-musulman comme je peux le lire ou l'entendre parfois.
Ce n'était pas par dégoût de la société de consommation occidentale. Par amour pour un homme musulman (même s'il y a eu un homme). Non plus par orientalisme fanatique. Par besoin
identitaire....
Rien de tout cela mais alors pourquoi?
Pourquoi abandonner l'héritage culturel et religieux de ma famille, de mon pays, de mes origines?
Pourquoi rejetter ce moule confortable du judéo-christianime, terrau de la plupart de mes valeurs pour suivre cette religion qui nous semble si obscure.
Ma réponse, insatisfaisante je sais, est toute bête: par conviction.
J'étais une athée peu torturée par la question de la spiritualité.
J'admirais les croyants de tous bords, enviant leur capacité à s'abandonner à un message mystique sorti de je ne savais où (à mon avis de la caboche ingénieuse d'un gourou des années twists),
mais j'étais persuadée ne jamais pouvoir vivre une telle spiritualité. Je laissais ça aux autres et ça m'allait très bien comme ça.
Pragmatique, sceptique et surtout grande relativiste, la foi m'est tombé dessus de façon innatendue.
J'ai découvert l'Islam par un homme que j'aimais, oui. Qui n'a jamais essayé de me convertir. Il a joué un rôle, c'est évident. Il a forcé mon respect et a titillé ma curiosité. Mais la foi ne
m'est venue que bien après la fin de notre histoire.
A force de lire, de m'interroger sur cette religion si discréditée j'ai simplement commencé à croire. A croire au Coran, à son message et à ses nombreuses preuves de véracité.
J'ai été moi-même étonnée d'y trouver tant de cohérence.
Croire s'est fait en 2 étapes que je peux vous résumer (de façon un peu cavalière mais c'est assez proche de la réalité).
ll y a d'abord eu ma tête qui m'a dit : mais purée, le Coran, c'est quand même sacrément moins floklorique, et plus carré que la Bible. On peut remonter à la source de son texte de façon très
méthodique. Et puis toutes ces preuves scientifiques présentes dans le texte... Mais purée (bis) (je surveille mon langage). C'est crédible et bien plus que ça. Je crois bien que c'est vrai,
boudiou.
La tête était convaincue. Mais pas le coeur.
Le voile. Les rôles de l'homme et de la femme. La tronche de ma grand-mère si je commençais à rechigner à avaler son petit salé. Le JT de TF1. Bref. Barrière culturelle.
Et puis, il y a eu un débat un peu mouvementée entre féministes où je me suis retrouvée à défendre l'Islam, et à affirmer avec une conviction qui m'a surprise la première, qu'on pouvait être
aujourd'hui une femme, française, poussée par aucun poids social, forcée par aucun grand frère patibulaire, libre donc de ses actes et de ses pensées et choisir consciemment de se convertir à
l'Islam.
La valve s'était ouverte.
Il n'y a pas de barrière culturelle pour Allah. J'ai le droit de croire en lui, de l'adorer, avec mon bagage culturelle, mon néant religieux, mes racines qui sentent la galette au beurre et la
couleur de mes yeux.
Dès l'instant où je l'ai conscientisé mon coeur s'est ouvert. J'ai commencé à croire et à accepter de croire surtout.
Et croyez-moi, c'est quelque chose d'immensément beau et apaisant.
Par Marianne
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Publié dans : Musulmane
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